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Rapport d’atelier

Quelle place pour l’hydrogène dans la mobilité durable ?

Rapport d’atelier des auditeurs de la promotion Elinor Ostrom 2018-2019, sur le thème de l’hydrogène. Ce rapport a été présenté devant les députés et les sénateurs de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques le 6 juin 2019.
Le jury de l’IHEST a attribué à ce travail des auditeurs le prix de la "Démarche scientifique".
Les trophées symbolisant les prix attribués aux ateliers sont des œuvres de l’artiste
Yann TOMA.

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Rapport_Hydrogene (pdf)

L’hydrogène est un vecteur d’énergie qui suscite un intérêt croissant dans le débat sur la transition énergétique, notamment pour la mobilité. En effet, il peut être produit à partir d’énergies renouvelables puis restituer cette énergie sous forme d’électricité via une pile à combustible, sans émission polluante et pour un coût qui a fortement baissé en quelques années. Cette forme de stockage d’électricité s’apparente ainsi au stockage par batterie, dont les coûts ont aussi fortement baissé et qui bouscule déjà le marché des véhicules à moteur thermique classiques. Même si la technologie hydrogène est encore relativement chère et a un rendement inférieur à celui des batteries, elle est moins lourde à embarquer que ces dernières et offre des performances similaires à celles des moteurs thermiques en termes de temps de recharge et d’autonomie. Ces avantages la rendent attractive pour certains usages, notamment pour les véhicules lourds (trains, camions, bus, engins de chantier, certains navires ou avions) et pour une partie du marché automobile. Elle peut de plus s’hybrider facilement avec le stockage par batterie (véhicule à hydrogène rechargeable) pour offrir des rendements élevés pour les trajets courts. La filière hydrogène est en train de décoller. Le consommateur aura ainsi bientôt le choix parmi une palette étendue de possibilités de recharge en fonction du type de véhicule : à moteur thermique ou à hydrogène, qui se recharge rapidement mais seulement en stations-service, à batterie, qui se recharge lentement mais pendant le stationnement, ou hybride offrant les deux possibilités. La frontière entre les différents segments de marché dépendra non seulement de potentielles nouvelles ruptures technologiques et des investissements pour chaque segment, mais aussi de la capacité à créer des synergies entre filières. Les enjeux sont multiples : techniques, politiques, socio-économiques, climatiques et de santé. La France et l’Europe ont des atouts dans cette nouvelle filière industrielle dont le marché prévisible se chiffre en milliards d’euros, et qui peut contribuer à notre indépendance énergétique et à la transition environnementale. Il est donc important, en complément au déploiement en cours de la filière batterie, de maintenir l’effort de R&D, de soutenir les expérimentations dans les territoires, et de renforcer la coordination entre acteurs pour saisir les opportunités qu’offrent cette nouvelle filière de la mobilité hydrogène.

AUDITRICES ET AUDITEURS DE L’ATELIER

Laurent BAUDART, fondateur, La Compagnie Baudart
Stéphane BERGAMINI, directeur du transfert de technologie, Société d’accélération du transfert de technologies (SATT) Sud-Est
Vincent BRUNIE, directeur de la recherche, de l’innovation, de la valorisation et de la formation doctorale, Université Paris-Diderot
Marie Françoise CROUZIER, cheffe de la Mission de la pédagogie et du numérique pour l’enseignement supérieur, Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI)
Tamer EL AÏDY, chargé de mission numérique, Les Petits Débrouillards
Edouard GEOFFROIS, responsable de programmes internationaux et de challenges, Agence nationale de la recherche (ANR)
Fabienne MARTIN-JUCHAT, professeure des universités, chargée de mission valorisation des SHS, vice-présidence recherche, responsable de la maison de la création et de l’innovation, Université Grenoble-Alpes
Alice RENE, responsable de la Cellule réglementation bioéthique et chargée de mission Éthique scientifique, Centre national de la recherche scientifique (CNRS)
Cécile TOURNU-SAMMARTINO, directrice du département Développement des ressources humaines, Institut national de la recherche agronomique (INRA)
Benoît VINNEMANN, colonel, inspecteur chargé d’études et de mission, Inspection générale de la Gendarmerie Nationale

Publié le vendredi 7 juin 2019,
mis à jour le vendredi 21 juin 2019