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Cycle national 2011-2012

Sciences, sociétés et puissance

Programme

Le fil conducteur proposé pour le cycle national 2011-2012 de l’IHEST permettra d’approfondir les rapports qu’entretiennent les sciences et les technologies avec la puissance des territoires, qu’il s’agisse de ceux des entreprises, des régions, des États, ou d’ensembles plus vastes comme l’Union européenne. L’attractivité pour le développement d’industries de pointe et de services à haute valeur ajoutée, dans un jeu mondialisé, y suppose une stratégie adaptée en termes de recherche et développement, d’innovation et d’éducation. La recherche civile et la prise en compte des grands défis de société y jouxtent la recherche pour la défense et la sécurité des États. La compétition est à l’œuvre et, au-delà des conflits classiques, s’y joue une course à la puissance économique, financière et sécuritaire.

Partout, les territoires mettent en place des stratégies de recherche et d’innovation qui contribuent à leur rayonnement. Tous mobilisent non seulement le capital, mais de plus en plus l’intelligence et la culture. Cette mobilisation se fait de façon différente selon les territoires et leur histoire. Elle repose sur des capacités de formation et d’attractivité des producteurs de connaissance scientifique et d’innovation. Elle débouche sur un maillage où chaque territoire exploite ses potentialités dans une approche ouverte sur le monde. Dans ce cadre, comment interfèrent des dynamiques mondialisées (recherche, innovation ouverte, brevets et normes…) et des dynamiques localisées riches d’échanges, de savoir et de savoir-faire ? Comment se définit un centre d’influence au siècle d’internet ?
De nouveaux horizons culturels et éducatifs, de nouveaux usages se développent en lien avec les nouvelles technologies, facilitant des pratiques tant de compétition que de coopération. L’accès de tous à la connaissance et les politiques d’éducation deviennent un enjeu majeur des territoires. Cependant, dans nos sociétés développées, l’enthousiasme coexiste avec la défiance, la cohésion avec la marginalisation. C’est bien là l’un des paradoxes de la situation pour leur développement et leurs enjeux de puissance.
Le cycle examinera ces questions, développera une vision géopolitique et prospective et examinera les régulations et les mécanismes de décision à l’œuvre.
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Réflexion en groupes des auditeurs

Programme du cycle national de formation 2011-2012

Octobre 2011

Session 1 – Séminaire d’intégration à Arc-et-Senans

Sciences et technologies : la puissance en question

Notion polysémique qui désigne tantôt le pouvoir, voire la force, dans son exercice, tantôt la simple potentialité, la puissance est omniprésente dans les discours. Un des moteurs de la puissance, géopolitique et économique, réside historiquement, depuis la “révolution scientifique” au moins, dans la science et dans ses applications techniques. Pour faire droit à cette place particulière de la science, cette première session interrogera la notion de puissance à travers le prisme de la connaissance et à partir d’analyses mobilisant la philosophie et l’histoire des sciences. Une des questions les plus vives tient à la singularité de notre époque : l’époque actuelle est-elle riche de ruptures concernant les liens complexes entre science et puissance ?
On interrogera deux domaines, la physique et la biologie, dont l’analyse des relations à la puissance éclairera la “fabrique des sciences” Les sessions suivantes poursuivront cette investigation en privilégiant d’autres angles, celui des rapports entre territoires et puissance, exprimés dans des domaines tels la géopolitique et l’économie.
Par ailleurs, la session mettra l’accent sur l’usage de la puissance : que peut-on dire de la puissance conditionnée par la science ? Qui en répond et devant qui ? Qui, de l’expert ou du juge, définit la nature de la science ? A la lumière des procès sur le créationnisme aux Etats-Unis, les bases épistémologiques versées dans les prétoires permettront d’appréhender les rôles respectifs des scientifiques et des juristes pour définir la science. Corrélativement à cette analyse, la session explorera une question fondamentale lors d’un échange croisant les approches des intervenants et des auditeurs : peut-on répondre de la puissance ? La science, la technologie sont en effet en cause dans nombre de débats, en termes de d’éthique, de risques et d’évaluation de responsabilité. Qui peut répondre de leur développement, de leur maîtrise ?
Enfin, un échange sur les évolutions technologiques et économiques de l’industrie horlogère apportera un éclairage local à la session et permettra d’appréhender les rapports qui se sont joués entre la France et la Suisse autour de “l’industrie du temp”.
voir le programme

Ouverture officielle- Paris

Sciences, territoires et stratégies de puissance

La puissance sera questionnée lors de l’ouverture du cycle national à travers sa territorialisation. Qu’est ce qu’un territoire ? A l’origine, le territorium décrit dans le droit romain, est essentiellement un espace délimité par le rayonnement d’un pouvoir et la question de la puissance se pose directement dans le rapport qu’elle entretient avec l’étendue de ce rayonnement. Les Etats, une organisation à finalité politique comme l’Union Européenne, ont de telles délimitations. Les grandes entreprises, depuis la révolution industrielle, ont façonné les territoires. Mais quand les territoires bougent, qu’il s’agisse de conflits ou de gouvernances nouvelles, quand les espaces se transforment face aux enjeux de l’environnement et de la démographie, le changement se heurte à l’enchevêtrement de lignes de partage héritées d’autres territoires historiques.
Dans nos sociétés contemporaines et en lien avec les technologies nouvelles, la territorialisation relève de plus en plus d’un lien très subtil et abstrait entre le local et le global. Les frontières de la géographie semblent dépassées par la mondialisation numérique, la connexion généralisée du globe. En quoi, hier et aujourd’hui, la connaissance scientifique et l’innovation sont-elles associées au développement de la puissance des acteurs politiques et économiques, à leurs jeux de pouvoir et à leurs stratégies d’influence ? Les sciences jouent-elles un rôle déterminant dans l’affirmation de leurs ambitions économiques, culturelles et politiques ?
Des approches géographiques, géopolitiques, économiques seront mises en perspective pour apprécier ces corrélations dans un monde en perpétuel changement.
voir le programme de l’ouverture officielle
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Session 2 – Paris


L’économie de la connaissance dans la compétition mondiale

L’économie de la connaissance se définit comme la généralisation d’un modèle productif, dans l’industrie et les services, fondé sur une complémentarité entre les technologies de la communication et les réseaux, des ressources (personnels hautement qualifiés, laboratoires de R&D…) et une organisation réactive accordant une place centrale à l’innovation. La science et la technologie jouent un rôle important dans cette économie. La capacité de produire et de gérer des savoirs de toute nature, d’intensifier les relations entre la science et l’industrie est déterminante.
La montée en puissance des grands pays émergents (Chine, Inde, Brésil), la densification des réseaux de circulation des savoirs accélèrent la compétition entre les territoires de l’économie de la connaissance à l’échelle mondiale.
Quelle est l’analyse de la théorie économique sur les jeux de concurrence et de puissance qui se déroulent dans le domaine de l’intelligence et du savoir ? Comment les universités et les politiques de recherche et d’innovation peuvent-elles favoriser le développement de l’économie de la connaissance ? Quels défis le système productif doit-il relever en matière d’innovation ? Quels sont les enjeux de la propriété intellectuelle ? De quel modèle de financement les acteurs de cette économie ont-il besoin ? Pourquoi l’intelligence économique devient-elle stratégique pour la croissance d’un pays et sa capacité à innover ?
Ces questions, au cœur de la session, revêtent une acuité particulière dans le contexte d’une crise qui aura un impact fort sur l’évolution même de l’économie de la connaissance.

Novembre 2011

Session 3 – Paris

L’Europe de la recherche et de l’innovation dans la mondialisation

En pleine crise économique, confrontée à des défis sociétaux sans précédent dans les domaines de l’énergie, du climat, de la santé, de l’alimentation, des technologies numériques, l’Europe peine à s’affirmer dans un espace mondial de la recherche plus multipolaire que jamais. L’Union européenne (UE) ne parvient pas à remplir l’objectif de 3% de son PIB investi dans la R&D (2,01% en 2009), cher à la Stratégie de Lisbonne. Elle perd du terrain par rapport à ses principaux concurrents, les Etats-Unis et la Japon, alors que les économies émergentes, en particulier la Chine, progressent rapidement.
Pour réaliser les objectifs de la nouvelle stratégie « Europe 2020 », à savoir une « croissance intelligente durable et inclusive », la recherche et l’innovation sont déterminantes. Que va changer « Une Union de l’innovation », l’une des sept initiatives phares d’Europe 2020, qui préconise une approche stratégique et intégrée en matière de recherche et d’innovation ?
Après avoir proposé, en introduction, un panorama de la situation de l’UE sur les plans géopolitique et économique, la session s’attachera à mesurer les progrès et les faiblesses de la recherche et de l’innovation en Europe. Elle mettra l’accent sur les évolutions d’une politique de recherche et d’innovation européenne, principalement incarnée par le PCRDT (Programme cadre de recherche et de développement technologique), et s’interrogera sur le devenir d’un Espace européen de la recherche (EER), lancé en 2000. Elle abordera la question du financement futur de la recherche et de l’innovation par l’UE dans le cadre des difficiles négociations du prochain cadre budgétaire européen 2014-2021. Enfin, elle examinera les nouvelles propositions de l’UE en matière de politique industrielle, une politique dans laquelle les enjeux de puissance jouent un rôle évident.

Session 4 – Clermont-Ferrand

Territoires et acteurs de la recherche au cœur de la compétitivité

L’Auvergne

Cette session régionale a pour objectif de saisir les rapports qu’entretient un territoire - la Région Auvergne – avec les sciences et les technologies, en lien avec son histoire et sa culture. Ces rapports seront illustrés par des visites de laboratoires d’excellence de l’université d’Auvergne et de l’université Blaise Pascal et des sites des deux acteurs majeurs du tissu économique régional, Michelin et Limagrain. Un éclairage sera ainsi apporté sur les stratégies de recherche et d’innovation mises en place par les acteurs de l’écosystème “recherche-enseignement supérieur-innovation” et sur leurs liens avec l’industrie pour contribuer au rayonnement et à la compétitivité de la région.
Les choix régionaux de développement seront aussi analysés à la lumière des politiques publiques, au cours de deux débats : l’un s’intéressera à la déclinaison territoriale des politiques de recherche, de formation et d’innovation, l’autre mesurera les apports de la politique européenne de cohésion en Auvergne et les enjeux de sa réforme pour les régions.
Enfin, le rôle des médias et les relations qu’ils entretiennent avec le territoire seront abordés à travers la stratégie du groupe de presse Centre France.

Rencontre régionale ouverte au public – Clermont-Ferrand

Les médias et la science : enjeu démocratique, enjeu de puissance

L’information sur les sciences et les technologies relève tout à la fois d’une large diffusion, en tant qu’enjeu démocratique, et d’une haute protection, en tant qu’enjeu économique. Force est de constater que l’information scientifique est aussi un enjeu pour les lobbies. Développer une approche critique de l’information scientifique est une nécessité pour le débat public. Comment la presse scientifique évolue-t-elle à cet égard, en France et dans le monde ? Comment former les futurs journalistes à l’époque de l’explosion de l’information scientifique et de l’accès généralisé à celle-ci sur les réseaux ? Demain, quels seront les vecteurs de l’information et quelle place les médias, dans leurs stratégies d’expansion, de puissance, donneront-ils à l’information scientifique ? Quelles transformations vont marquer les métiers de la presse et le traitement de l’information, avec le développement des outils numériques ?

Décembre 2011

Session 5 – Paris

Cryptologie, biométrie : sécurité collective versus libertés individuelles ?

La “société numérique ” offre des opportunités et de nouveaux espaces de communication pour l’exercice de la puissance. Ces nouveaux territoires exercent un fort rayonnement et une grande attractivité dans nos sociétés. Entre la créativité qu’Internet suscite et la vulnérabilité qui le marque, quel dilemme ? Comment se protéger, individuellement ou collectivement, des effets virtuellement destructeurs de la créativité ? Pour éclairer ces enjeux de sécurité, la session explorera les domaines de la biométrie et de la cryptologie et leurs développements scientifiques et technologiques. Portés par des marchés en forte croissance, ces domaines évoluent en lien avec les stratégies de pouvoir et de souveraineté des Etats et sont des outils de lutte contre la fraude et la corruption.
Placées au cœur d’enjeux politiques et sociétaux, ces technologies suscitent aussi des craintes d’atteinte aux libertés individuelles et interrogent les comportements sociaux. C’est pourquoi leurs relations au droit et à l’éthique seront analysées au cours de la session.

Janvier 2012

Session 6 – Paris

La biologie de synthèse : émergence d’une discipline scientifique ou rêve de la biologie ?

Concevoir et construire des systèmes biologiques aux fonctions nouvelles, robustes et stables, tel est l’enjeu de la biologie de synthèse. Cette évolution de la biologie peut être reliée à celle de la chimie, dont les développements anciens avec la chimie de synthèse et récents avec la chimie supramoléculaire, ont montré sa capacité à construire des systèmes dynamiques capables d’exercer des fonctions de reconnaissance et d’adaptation, de s’auto-organiser et d’évoluer par eux-mêmes, sans être pour autant « vivants ». Mais aujourd’hui au carrefour de la chimie, de la biologie, de la physique, de l’informatique, des chercheurs croisent leurs savoirs pour explorer plus avant les origines du vivant, concevoir des systèmes biologiques standardisés, doués de fonctions spécifiques et, un jour, des organismes entiers. La recherche la plus fondamentale y croise désormais l’ingénierie et les biotechnologies. Mais ce domaine, où l’échec côtoie le succès, suscite de l’inquiétude et, d’ores et déjà, Etats et ONG ont commencé à proposer des mesures de sécurité, des cadres éthiques, des lois. Les abus de médiatisation, le discours “hype” de scientifiques en quête d’investissements, les enjeux économiques sous jacents contribuent à ce climat de méfiance.
La session s’attachera à prendre la mesure de ces recherches, de l’interdisciplinarité, mais aussi à comprendre la démarche des scientifiques et à analyser l’émergence d’un débat.

Février 2012

Session 7

Voyage d’étude en Allemagne

Le voyage de la promotion permettra d’aborder les ressorts de la compétitivité allemande dans la mondialisation, en analysant comment ce pays développe sa capacité de recherche et d’innovation, sur des territoires industriellement denses, dans un contexte marqué par les mutations technologiques, les perspectives de l’économie de la connaissance et les défis du développement durable.

Mars 2012

Session 8 – Paris

L’eau et sa disponibilité : rivalités et risques

L’année 2012 sera celle du 6e Forum mondial de l’eau, du 12 au 17 mars 2012, qui précédera le Forum mondial Rio+20 en juin 2012. Le Conseil mondial de l’eau a choisi la ville de Marseille pour cette rencontre internationale dont les travaux suivront les trois directions stratégiques du développement durable : assurer le bien-être de tous, contribuer au développement économique et maintenir notre planète bleue pour les prochaines générations. Le débat sur l’eau va de pair avec celui sur le changement climatique. La limitation de cette ressource conduit certains à développer la notion d’empreinte hydrologique et le partage de l’eau va nécessiter des régulations nouvelles reposant sur un droit à l’eau. Dans un contexte de pénurie, de pollution, de gaspillage de la ressource et de pression démographique, la sécurité de l’eau devient un enjeu majeur.
Comment préserver la ressource et ses usages ? Comment aborder la question de la gestion des risques dans ce domaine ? La session proposera une réflexion sur ces sujets. Elle se penchera sur la recherche et l’innovation, à l’origine de ruptures technologiques (en matière de recyclage de l’eau, d’irrigation, de sélection des plantes…) qui vont modifier les pratiques et auront des impacts sociaux et économiques importants.
La concertation de toutes les parties prenantes (gouvernements, parlements, collectivités territoriales, entreprises, experts, instituts de recherche, ONG, réseaux sociaux….) et la diplomatie permettront-elles d’anticiper de possibles conflits liés à l’accès à la ressource et à sa gestion ?
La session examinera les termes du débat et les modalités de la concertation. Comment celle-ci évolue-t-elle ? Quel est l’apport de ces forums mondiaux ? Quels enjeux de gouvernance s’y discutent ? Quelle est la place de l’expertise ? Qui est l’expert et quel rôle joue-t-il ?

Session 9

Voyage d’étude en Chine

Le voyage de la promotion permettra aux auditeurs de saisir l’irrésistible ascension d’un pays devenu la deuxième puissance économique au monde en 2010 et de plonger dans un univers complexe et déroutant. A l’heure d’un changement de génération à la tête du pays, ce voyage permettra d’engager une réflexion sur les continuités et les turbulences de la Chine dont l’évolution et les mutations transforment la vision occidentale du monde. Où va la Chine ? Doit-on redouter une crise du "modèle chinois" ou espérer du développement économique de ce pays et des changements qui se font jour dans la société ? Quels sont les ressorts de la puissance chinoise, en particulier le rôle de la science et de la technologie ? Quelles sont les priorités de la stratégie de recherche et d’innovation de ce pays ? Comment répond-il au formidable défi de la formation de sa population ?

Avril 2012

Session 10 – Paris

La Terre vue de l’espace

La connaissance de l’univers et la conquête de l’espace représentent toujours dans l’imaginaire public une frontière pour l’humanité où science, technologie et rêve se côtoient depuis des générations. Pour autant, aujourd’hui, c’est la Terre qui redevient un enjeu spatial majeur. Donnant à voir la Terre de l’extérieur, les satellites ignorent les frontières même si, symboles de fiertés nationales et du progrès technologique, ils sont l’objet de rivalités fortes. Ils sont devenus en quelques années des outils majeurs de la communication comme de la prévision et de la gestion des risques, impactant la vie quotidienne dans toutes ses dimensions.
Des programmes internationaux de recherche reposent sur des pratiques d’échange de données. Comment se développent-ils ? Quelles difficultés rencontrent-ils, en relation avec les politiques des Etats ?
Ces données se formalisent par des images, omniprésentes dans la vie quotidienne et des modèles complexes. Qu’est-ce qu’une image aujourd’hui ? Quels rapports entretient-on avec la modélisation ? Que sera la culture de l’image demain ?

Mai 2012

Session 11 – Paris - Cherbourg


De la radioactivité aux technologies nucléaires duales

L’année 2011 marque le centième anniversaire du prix Nobel de chimie de Marie Curie pour ses travaux sur le plutonium et le radium. Ils sont à l’origine d’un siècle de recherches et de développements technologiques.
Les enjeux de puissance militaire sont apparus autour de l’énergie nucléaire dès les années 1940. Ils ont marqué la bipolarité du monde et continuent d’influencer la géopolitique mondiale. Parallèlement, cette énergie est apparue sur le plan civil comme une opportunité pour le développement d’une filière énergétique, qui est aujourd’hui l’objet d’un débat majeur dans le double contexte du changement climatique et de l’accident survenu à Fukushima.
La recherche et les technologies nucléaires concernent l’amont et l’aval du cycle du combustible, son retraitement et son enrichissement, mais aussi de nombreux autres domaines : modélisation, matériaux, effets sur la santé, radioprotection… Elles sont par définition duales. Quels sont les priorités et les investissements, en France et à l’étranger, dans un contexte où l’enjeu de la sécurité nucléaire est devenu prioritaire pour la recherche ? Comment évoluent les termes du débat sur le nucléaire ?
La session proposera une analyse de la recherche et du développement dans ces domaines, de leurs aspects duals et s’intéressera aux impacts de ces approches pour la défense. Des visites de terrain seront organisées à Cherbourg et à La Hague.

7 juin 2012 - Paris

Session 12 - Séance officielle de clôture


Publié le jeudi 30 juin 2011,
mis à jour le vendredi 14 mars 2014