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Cycle national de formation 2018-2019

Session 4 : Les Hauts-de-France face aux défis des transitions

11 - 13 décembre 2018 / Lille - Dunkerque

Partir à la découverte de la région des hauts de France, née de la fusion des régions Nord-Pas-de-Calais et Picardie, suppose de s’immerger dans une complexité liée à la géographie, l’histoire, à la géopolitique à l’économie.

Ce territoire a été marqué par les profondes blessures des deux dernières guerres mondiales ainsi que par des crises économiques depuis les années 70, dû en partie à la fermeture des mines de charbon et à l’effondrement de l’industrie textile.

Sa surface, équivalente à la Belgique, place cette région à un carrefour européen où se croisent les flux venant d’Angleterre, de l’axe rhénan et de l’Île-de-France, ce qui en fait un territoire stratégique à l’échelon européen et donne à cette nouvelle région des opportunités notamment en termes logistiques, secteur qui représente au moins de 100 000 emplois. Fort de 6 millions d’habitants, soit environ 9,4 % de la population française, il s’agit d’une région extrêmement contrastée, que ce soit au niveau démographique, économique, industrielle et agricole. La spatialisation de ces données fait apparaître de nombreuses fractures et inégalités territoriales, ce qui représente un défi pour un développement équilibré et durable.

Pour aborder ces différents éléments concourants à la grande complexité de ce territoire, nous nous focaliserons sur les principales thématiques qui vont marquer et structurer le futur des Hauts-de-France.

  • Tout d’abord, la transition énergétique et numérique impulsée par la région en s’inspirant des réflexions de Jérémy Rifkin, elle a pour objectif d’être une source d’emplois et de développement durable. -Les politiques spécifiques pour conforter, développer et diversifier les grands atouts industriels de la région, notamment par une politique de recherche et d’enseignement supérieur articulé avec la constitution d’un ensemble de pôles de compétitivité destinée à développer l’innovation.
  • Deux villes à haut potentiel seront ensuite visitées : Lille comme métropoles régionales et européennes, Dunkerque comme troisième port français s’appuyant sur un tissu industriel de première importance pour la région et notre pays.

En premier lieu, La métropole européenne lilloise (MEL), comme métropoles concentrant les fonctions tertiaires métropolitaines, mais se projetant comme une métropole créative en investissant dans le secteur de l’image, de la mode, de la culture et d’une rénovation urbaine concomitante, ainsi que dans de nombreux tiers lieux comme le Learning Center intégré à une université de grande réputation. Fort de cet investissement, la métropole européenne lilloise vient d’être sélectionnée comme capitale mondiale du design en 2020.

Ensuite Dunkerque, ville massivement industrielle avec sa sidérurgie, son port méthanier, son industrie de l’aluminium, sa centrale nucléaire de Gravelines etc. Dans ce port qui concentre une grande partie de l’industrie des Hauts-de-France, la dimension risque (16 sites Seveso), la création d’une zone d’écologie industrielle et d’économie circulaire d’avant-garde seront particulièrement explorées, mais également la dimension énergétique en termes de production, stockage, transformation, développement de filières nouvelles (éolien offshore, GNL carburant du futur pour la navigation, hydrogène..) l’articulation du port avec la ville dans une vision d’aménagement et d’une mobilité durable seront également interrogés.

Publié le vendredi 30 novembre 2018,
mis à jour le vendredi 7 décembre 2018