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Cycle national de formation 2018-2019

Programme prévisionnel

Le cycle national 2018-2019 compte 34 journées de formation.
Il se déroule du 24 septembre 2018 au 6 juin 2019, soit 238 heures de formation : 91 heures en 2018 et 147 heures en 2019, réparties en 10 sessions thématiques et une journée d’immersion.

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2018-2019 - Programme prévisionnel

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Session 1 - Séminaire d’intégration à Arc-et-Senans

Des connaissances pour inventer le futur

24 - 27 septembre 2018 (4 jours)

Cette session repose sur une pédagogie éprouvée qui scelle la constitution de la promotion. Elle pose les fondamentaux scientifiques, philosophiques, sociaux et introduit le travail en intelligence collective, socle des objectifs pédagogiques du cycle. Au cours d’une étude de cas dans la région, les audi- teurs vont à la rencontre d’acteurs locaux.

Cette session comporte quatre temps :

  • L’introduction des notions (philosophiques, historiques, scientifiques) incontournables du thème du cycle
  • Un travail sur les concepts permettant de distinguer science, connaissance et savoir
  • Les premières mises en débat sur la place et le traitement de l’inconnaissance dans la culture industrielle et en politique ;
  • Des travaux individuels et en groupe des auditeurs, premier temps de partage des expériences

Ouverture et session 2 - Paris

Les mots de l’inconnaissance

16 - 18 octobre 2018 (3 jours)

Quels sont les mots qui caractérisent l’inconnaissance dans différentes disciplines scientifiques, à leur interface et dans la société ? Ignorance générale, ignorance déterminée, inconnaissable... Comment différents domaines prennent- ils en compte ces notions pour déterminer leur action, leur organisation ? Quelles relations existe-t-il entre ignorance et croyance ? Quelles implications en tirer pour l’éducation, la formation ? Quelles sont les dynamiques de l’ignorance dans une économie de la connaissance ? De quelle inconnaissance avons nous besoin pour dépasser la barrière des langues ?

Session 3 - Paris

Le secret, droit à l’oubli et vie privée

12 - 14 novembre 2018 (3 jours)

Les auditeurs seront invités à faire le tour de ce que signifie le droit à l’oubli numérique et le droit à l’ignorance dans dif- férents domaines de la vie courante. Ce faisant, ils mettront en lumière les continuités entre points de vue, de la société à la science (experts et chercheurs) sur ces questions, en employant une méthode d’enquête propre aux juristes. Ils pourront ensuite rechercher les dimensions que recouvre le secret dans différentes disciplines scientifiques et ses effets.

Session 4 - Étude de cas en région

Questions de science en territoire

11 - 13 décembre 2018 (3 jours)

Dans le cadre de cette session régionale, organisée au sein de l’écosystème de production des connaissances et des dynamiques locales d’innovation, les rencontres d’acteurs, visites, expérimentations et études de cas éclaireront la diversité des formats et scenari de la production scientifique, les usages et impacts de la science. Les auditeurs analyseront successivement les liens entre l’illusion de connaissances opératoires et l’action. A partir de la question de l’illettrisme scientifique, ils pourront traiter de la distribution des savoirs et de l’effet de l’indisponibilité des connaissances au moment de la prise de décision.

Session 5 - Paris

La science qui ne se fait pas

16 - 18 janvier 2019 (3 jours)

Cette session abordera la question de savoir ce que l’inconnaissance change des rapports ou de l’espace entre savoir et action. En retour, quel type d’information sur la science ce changement apporte-t-il ? La question à traiter est celle de la science qui ne se fait pas et qui ne s’est pas faite, victime d’autres choix stratégiques. Les auditeurs analyseront les organisations de recherche et leurs orientations. Ils s’attacheront à ce qui peut fonder les priorités en termes de choix de développement des compétences et de promotion de certaines spécialités. Ils étudieront les grandes particularités de la gouvernance des sciences. Les auditeurs traiteront également des « savoirs inconfortables », ces connaissances qui ne sont pas suivies d’action. Comment arrive-t-on à ignorer ce que l’on sait ? Pourquoi existe-t-il des sujets sur lesquels on ne va plus chercher de connaissances ?

Journée d’immersion

Chaque nouvel auditeur passe une journée, entre novembre et mars, dans l’environnement professionnel d’un ancien auditeur de l’IHEST pour découvrir auprès de lui une autre vision des relations science-société. Cette journée contribue à créer des passerelles entre promotions et constitue un premier pas dans le réseau de l’IHEST.

Session 6 - Étude de cas international

Construire la décision

10 - 16 février 2019 (6 jours)

Cette étude de cas international sera l’occasion d’aller saisir les processus d’élaboration de la décision collective. Les auditeurs approcheront les programmes et orientations de la politique de recherche et d’innovation du pays ainsi que les stratégies d’institutions d’enseignement supérieur et/ou de recherche. Ils pourront ainsi déceler les mécanismes à l’œuvre dans le processus de construction et de prise de décision collective.
D’une manière plus générale, cette session permettra de découvrir des sites de recherche, d’enseignement et d’innovation, d’analyser la compétitivité du territoire, de comprendre les synergies entre les acteurs, d’éclairer la stratégie de recherche et d’innovation, ou encore les choix du territoire, à la lumière des politiques publiques.

Session 7 - Paris

Élaborer des hypothèses

12 - 14 mars 2019 (3 jours)

Cette session sera marquée par les regards croisés. Les uns entre auditeurs, sur les posters produits en groupe et qui auront pour objet des questions brûlantes sur les interfaces science-société. Les autres, avec les auditeurs de l’IHEDN, pour anticiper les évolutions des technologies quantiques. La session sera axée sur une formulation d’hypothèses d’évaluation des opportunités et des risques. Forts des acquis des premières sessions, les auditeurs mettront mieux en évidence comment les savoirs sont élagués pour aller de la perception à l’action de maîtrise.

Session 8 - Etude de cas européen

Concevoir de nouvelles formes de transmission des connaissances

8 - 12 avril 2019 (5 jours)

Ces questions seront traitées au regard de cette étude de cas européen. Les auditeurs découvriront des sites de recherche, d’enseignement, d’innovation, de production industrielle. Ils en appelleront à des analyses géostratégiques pour mieux cibler les facteurs de compétitivité du pays et la particularité de ses dynamiques d’innovation. Ils étudieront plus particulièrement le système éducatif du pays et se familiariseront avec sa culture politique et sa pratique du débat public. Au-delà, ils
chercheront à comprendre les innovations scientifiques, poli- tiques et sociales en lien avec les nouvelles formes de trans- mission des connaissances.
Par ailleurs, les auditeurs se verront proposer un travail de conception pour transformer les acquis du cycle en outillage des espaces de savoirs, des espaces de décision, et de conception des formes de transmission des connaissances.

Session 9 - Paris

Carte blanche, que faut-il savoir pour agir ?

15 - 16 mai 2019 (2 jours)

Cette session sera totalement « à la main » des auditeurs. Une carte blanche qui permettra de concevoir les conditions de nouveaux espaces pour penser l’action et la transmission des moyens d’agir.

Session 10 - Paris

Clôture officielle du cycle

6 juin 2019 (1 jour)

La session de clôture est l’occasion pour les auditeurs d’une restitution publique des travaux du cycle et d’une ultime mise en situation, en particulier par la préparation, la participation et l’animation des tables rondes où sont discutés les rapports d’étonnement des ateliers. Cette dernière session sera l’occasion de passer de l’inconnaissance à l’utopie et à la fiction.

Ateliers

Quatre jours d’octobre 2018 à mars 2019 : 18 octobre, 14 novembre, 16 janvier et 14 mars.
L’activité des ateliers permet aux auditeurs, répartis en groupes, de se mettre individuellement en situation de non expert, d’observateur-médiateur dans des débats mettant en jeu des relations science-société. L’exercice, conduit par un animateur, permet de renforcer et de valider les compétences ciblées par l’ensemble du cycle de formation : compréhension des jeux d’acteurs, apprentis- sage de méthodes de débat public, de gestion de la controverse et de recherche de consensus entre acteurs aux intérêts divergents.

Les ateliers se concluent par la rédaction collective d’un rapport d’étonnement présenté et discuté lors de la clôture officielle du cycle national puis publié dans la médiathèque de l’IHEST.

Publié le lundi 19 mars 2018