Accueil > Les Formations > L’université > Université territoriale > Etre au rendez-vous du renuveau productif de la métropole européenne de (...)

Enregistrer au format PDF
Université territoriale 2019

Etre au rendez-vous du renuveau productif de la métropole européenne de Lille

3 et 4 décembre 2019

L’université territoriale Être au rendez-vous du renouveau productif de la métropole européenne de Lille, est un séminaire de réflexion collaborative de deux jours destiné à identifier et qualifier les micro-processus d’émergence et préciser les nécessaires adaptations des politiques publiques de développement économique et d’aménagement pour rendre possible le renouveau productif.

Question à Cathy Buquet, : quelle est la valeur ajoutée de ce type de séminaire de réflexion collaborative pour des acteurs territoriaux comme la MEL ?

Question à Cathy Buquet, : Quels sont les services susceptibles de favoriser le renouveau productif ?

Elle s’organise autour de trois thèmes :

LA RELATION AVEC L’ESPACE URBAIN

Le premier thème est centré sur l’émergence des tiers lieux dans une diversité de configurations aussi bien dans les métropoles qu’en milieu rural et dans les villes moyennes. Dans le cas de Lille Métropole, les représentants du Popsu témoigneront de quelques-unes des logiques qui sont à l’œuvre dans l’émergence de ces tiers lieux. En simplifiant considérablement, on peut les classer en trois composantes. La première obéit à une logique bottom-up : l’initiative de création émane d’un ou plusieurs individus qui se regroupent sur des valeurs communes, mettent en place une auto organisation vertueuse, quand le nombre de personnes impliquées est relativement restreint, et partagent des finalités qui évoluent et s’enrichissent au cours du temps. L’économie sociale et solidaire représente une des finalités importantes de ces tiers lieux La deuxième composante s’inscrit dans la transformation des entreprises moyennes ou grandes qui recherchent des espaces de co-working pour permettre à certains salariés de travailler à distance en fonction de leur mobilité. La troisième composante obéit enfin à la logique top-down, les collectivités, y voyant des opportunités de développement, ouvrent des tiers lieux dont la finalité s’inscrit dans la tendance actuelle d’une économie créative et ouverte. En fonction de ces éléments, certains acteurs, notamment les groupes immobiliers cherchent à investir sur ce marché émergent. Cette dynamique des tiers lieux interroge la notion de valeur au sens large, notamment de valeur territoriale.

Ainsi les configurations, jeux d’acteurs, trajectoires, ancrages territoriaux, modèles économiques, observés sont-ils très divers, bien souvent hors des normes traditionnelles et du classique retour sur investissement. Par analogie avec le capital-risque, où les options d’investissement sont regardées sur un ensemble de projets dont on sait que seule une minorité va réussir, on pourrait dire que les acteurs publics désireux de créer ou d’accompagner ces émergences pourraient prendre en compte, aussi bien dans le cadre des procédures existantes que dans le cadre de leur formatage culturel, le financement et l’accompagnement de tiers lieux de manière globale et non au cas par cas.

LES NOUVELLES FORMES D’EMPLOI ET DE MOBILISATION DES COMPÉTENCES

Le deuxième thème, sur la formation et la création de compétences, est directement liée au premier, dès lors que ces tiers lieux, dans leur dimension extérieure au marché traditionnel et aux grandes entreprises, mobilisent des personnes qui pour la plupart sortent du salariat ou ne souhaitent pas y accéder. Dans cette nouvelle économie, la précarité est la règle. Les compétences, elles non plus pas toujours aux normes traditionnelles, sont centrales et intéressent tant la formation initiale que la formation professionnelle tout au long de la vie. C’est un enjeu majeur pour l’économie territoriale.

LA COMPLÉMENTARITÉ ENTRE SERVICES ET INDUSTRIE

Le troisième thème, sur les services et l’industrie est extrêmement vaste. On s’interrogera sur les relations entre les objets fabriqués et les usages attendus ainsi que sur la frontière entre objets et services qui devient extrêmement floue à l’ère numérique. Certains outils de pilotage deviennent alors obsolètes, comme les statistiques qui séparant industrie et services qui empêchent ainsi de saisir les dynamiques émergentes.

Les participants à l’université territoriale seront conduits à s’interroger sur les services susceptibles de favoriser l’émergence de tiers lieux hors des normes classiques du marché. Cette émergence, hors marché, est en effet fragile. Elle doit être accompagnée dans un premier temps par des prestations adaptées, publiques ou privées. Dans un deuxième temps, lorsque ces tiers lieux commencent à prendre une certaine ampleur, la problématique de l’objet et des usages auxquels ils s’adressent devient plus prégnante et ils doivent être accompagnés de façon plus spécifique.

Ainsi, l’université territoriale propose-t-elle d’aborder le renouveau productif de la métropole de Lille à travers tout ce qui peut accompagner l’émergence économique et sociale des tiers lieux, ainsi que tout ce qui peut conforter leur modèle, y compris en termes de formation des compétences. Elle propose de conduire ces réflexions indépendamment des composantes industrielles et de services déjà existant et qui ont leur propre développement.


Voir en ligne : En savoir plus sur l’université territoriale 2019 à Lille

Publié le lundi 2 décembre 2019,
mis à jour le vendredi 6 décembre 2019