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L’inconnaissance, vecteur d’inventivité

Le cycle 2018-2019 de l’IHEST commence avec une nouvelle directrice et un nouveau président. Pour autant, l’un et l’autre assurent la continuité des décisions prises par l’ancienne équipe de gouvernance. C’est donc sur « l’inconnaissance, vecteur d’inventivité » que les nouveaux auditeurs vont se pencher, à travers une série de thèmes très concrets.

A l’examen, l’inconnaissance révèle une grande richesse. Polysémique, cette notion recouvre ce que l’on ignore. Par volonté : parce que je ne veux pas connaitre. Par contrainte : parce qu’on m’empêche d’accéder à la connaissance. Par manipulation : parce qu’un pouvoir (politique, religieux…) a falsifié la connaissance ou prône les bienfaits de l’ignorance. Par nécessité : parce que la connaissance n’est pas disponible, ou pas encore « trouvée » ou admise comme telle par la communauté scientifique.
L’inconnaissance ne s’oppose donc pas seulement à la connaissance : elle ne peut se définir qu’en fonction d’elle. Inconnaissance et connaissance sont les deux faces d’une même réalité.
Et l’inventivité ? Elle ressort de l’une et de l’autre face : on invente parce qu’on ne connaît pas, on innove en terrain inconnu, mais on ne crée jamais quoique ce soit en partant de rien… On s’appuie sur des connaissances, fusse pour les contester et s’en détourner. Avec une telle thématique, l’IHEST entre de plein pied dans le champ des sciences humaines et sociales.

Extrait de l’ouverture officielle du cycle national 2018-2019 par Jean-François Pinton, président de l’IHEST et Sylvane Casademont, directrice, le 16 octobre 2018

Mais ces raisonnements philosophiques ou philologiques s’incarnent au fil des sessions de façon très concrète dans des sujets de société : entreprise, innovation, société de la connaissance est le thème de la session d’ouverture, avec une étude du système français et européen de l’enseignement supérieur et de la recherche. La session 3 aborde le thème du secret : théorie du complot, propriété intellectuelle, cryptographie au programme… la session de janvier 2019 est consacrée à l’éducation et à la formation. La session de mars aux questions énergétiques sur le champ de bataille (en partenariat avec l’IHEDN). Celle de mai est consacrée à la santé : quelles inconnaissances recèlent la maladie de Lyme ou la psychiatrie ? Les voyages permettront de découvrir d’autres aspects de la question ; un itinéraire toujours passionnant pour cette 13ème édition du cycle national de l’IHEST.

Jean-François PINTON, président de l’IHEST
Sylvane CASADEMONT, directrice de l’IHEST

Publié le mardi 16 octobre 2018,
mis à jour le mercredi 7 novembre 2018