Ecoquartier, écocité, écovillage, mais aussi HQE, bâtiment à énergie positive … autant de concepts urbains et techniques en résonnance avec les enjeux environnementaux et sociétaux qui s’imposent aux habitants des villes en France comme à l’étranger. Ces préoccupations nouvelles se sont traduites en normes, en initiatives nationales et locales (agenda 21) et, notamment par le biais d’un Grenelle de l’Environnement ainsi que des lois qui en sont dérivées, en actions de régions, de municipalités, d’associations militantes ou d’individus. La confrontation avec les multiples acteurs impliqués, qu’ils soient urbanistes, sociologues, géographes, maîtres d’ouvrage, architectes ou riverains, chacun porteur d’une vision propre, nous a permis d’explorer nombre de facettes de cette nouvelle forme d’urbanisme. S’en est dessinée une cartographie des enjeux et problématiques, rassemblés dans un florilège de mots clés souvent communs.
Les travaux et réflexions des auditeurs s’appuient sur des données provenant d’exposés, d’échanges et de visites qui ont lieu à l’occasion des différentes sessions de l’année ; de rencontres avec des experts invités lors des séances en atelier et de l’exploitation d’une large bibliographie sur le sujet proposé.
Les objectifs des ateliers sont, autour de l’étude d’une situation d’incertitude scientifique et/ou de controverse, d’analyser la complexité des enjeux et la prise en compte de la démarche scientifique, d’explorer le jeu des acteurs, l’évolution des modes de gouvernance, en particulier la place des débats, et d’analyser la nature de l’information en jeu dans ces processus.
Le nombre limité de séances ne permet pas d’appréhender et d’approfondir l’ensemble des problématiques, scientifiques, économiques et sociales liées aux sujets proposés. Les travaux des groupes d’auditeurs sont néanmoins riches de questions, d’étonnements et même de propositions de changement.
Au-delà du contenu des rapports, les ateliers fournissent l’occasion d’un apprentissage collectif et de réflexions pluridisciplinaires qui sont au centre de l’approche pédagogique de l’IHEST. En croisant leurs regards de non-spécialistes provenant d’horizons multiples, les auditeurs construisent une intelligence collective qui leur permet ensuite d’aborder l’écriture en commun d’un rapport d’étonnement.
Ces ateliers constituent une expérience enrichissante pour les auditeurs en termes d’acquisition de connaissances nouvelles, mais surtout de méthodologie de travail en groupe et d’adaptation à la dynamique, aux compétences et à la sensibilité des uns et des autres. »
Directrice de l’ihest

