Orientation de la session
Dans des sociétés dont le développement devra reposer sur la connaissance, comment se constitue le savoir ? Quelles en sont les frontières ? Construction de la pensée et langage n’en constituent-ils pas la première ? Quelles dynamiques à l’œuvre ? Le savoir scientifique est un savoir fragile et rencontre dans nos sociétés d’autres rationalités et cultures. Une seconde frontière, fondamentale pour l’avenir de la science, est celle de sa communication et de sa transmission. La question du langage y est toujours centrale. Entre la science qui se fait et l’idée que nous nous faisons, quelle distance ? Que pouvons-nous savoir, au fond, de la théorie de l’évolution ? Comment concevons-nous le vieillissement, frontière de la vie partagée mondialement, révélatrice des rapports entre science, culture et économie ? A travers cette question se jouent des rapports stratégiques entre occident et orient.
Comment la question énergétique révèle-t-elle les relations entre organisation sociale, territoire et ville d’une part et technologie d’autre part. Comment peuvent-ils co-évoluer dans des périodes de changement ?
Telles sont les questions qui marqueront la première session à travers les interventions.
Organisation générale
Dès leur arrivée à Arc-et-Senans, les auditeurs seront invités à se présenter aux autres selon les modalités qui seront expliquées dans le train ou à leur arrivée, pour ceux qui viennent par d’autres moyens. Les interventions des invités extérieurs se dérouleront chaque jour. Le principe retenu pour les rencontres avec les conférenciers, sauf exception, est le suivant : les interventions durent 40 minutes ; elles sont suivies d’une réflexion collective des auditeurs répartis en quatre groupes (30 minutes), destinée à préparer les questions posées à l’intervenant. Enfin, de nouveau en séance plénière, la rencontre se poursuit par un échange « question-réponse » avec l’intervenant.
Une table ronde avec les intervenants aura lieu mardi 6 octobre.
La session sera l’occasion d’une rencontre avec le Préfet de région et du Doubs, permettant d’aborder les questions afférentes à la région. La session sera enfin marquée par un travail collectif sur les relations science-société et un premier moment de réflexions partagées de l’IHEST qui se prolongera au fur et à mesure des sessions.
Au programme de la session
Le cycle national 2009/2010 de l’IHEST
Marie-Françoise CHEVALLIER-LE GUYADER, directrice de l’IHEST et l’équipe de l’IHEST
Energie et territoires : nouvelles ruptures et nouvelles cohésions
Gérard MAGNIN, délégué général d’Energie-Cités
Culture scientifique et culture générale : le passage des langues
Heinz WISMANN, philosophe et philologue, EHESS
Que devient la science ? Que devient l’idée que l’on s’en fait ?
Jean-Michel BESNIER, philosophe, professeur à l’université Paris-Sorbonne, directeur scientifique du secteur Sciences et Société de la direction générale de la recherche et de l’innovation, ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche
Année Darwin et évolution biologique : a-t-on rejoint les frontières de la connaissance ?
Hervé LE GUYADER, biologiste, professeur de biologie évolutive à l’université Pierre et Marie Curie
Aux frontières de la vie. La science face à l’économie / l’écologie du vieillissement
Jean-Marie BOUISSOU, historien, directeur de recherche au Centre d’études et de recherches internationales (CERI), SciencesPo
Rôle de la décision publique en matière de recherche scientifique et d’innovation : une perspective franc-comtoise
Jacques BARTHELEMY, préfet de la région Franche-Comté et du Doubs
La science a-t-elle des conditions d’existence ? Si oui, lesquelles ?
Etienne KLEIN, physicien, philosophe des sciences, CEA
